Une app de menus de la semaine (en anglais meal planner) choisit les repas des prochains jours à la place de l'utilisateur et en tire la liste de courses. Le créneau est ancien : ses leaders ont dix ans. Il a pourtant produit l'une des plus fortes croissances de 2026 : mise, sortie le 10 juin 2026 par une société britannique créée en février, rapporte environ 400 000 $ par mois en septembre selon les estimations Victoire.
Elle n'est pas la règle. Sur les 20 apps de menus sorties depuis janvier 2024 avec au moins 100 avis aux États-Unis, la moitié rapporte moins de 5 000 $ par mois et six dépassent 50 000 $. Les gagnantes de 2026 ont deux points communs : elles partent du supermarché, du budget ou d'une façon de cuisiner plutôt que d'un catalogue de recettes, et elles arrivent avec une distribution, des créateurs TikTok pour mise, la communauté de sa fondatrice pour l'app française Basta. Voici le cas mise étape par étape, puis la méthode, le calcul et les risques.
Qu'est-ce qu'une app de menus de la semaine ?
Une app de menus de la semaine est une application qui décide à l'avance des repas des jours à venir, selon les goûts, le régime, le budget ou l'objectif de l'utilisateur, et qui génère la liste de courses correspondante. Elle se distingue d'un carnet de recettes, où l'utilisateur cherche et range des plats, et d'une box repas, qui livre les ingrédients. Le créneau compte quatre familles, qui ne répondent pas au même besoin :
Partir des recettes. L'utilisateur enregistre des recettes vues sur les réseaux sociaux ou dans des livres, puis les place dans un planning. C'est le modèle de ReciMe, l'app de la catégorie qui rapporte le plus, autour de 2 M$ par mois. Il suppose que l'utilisateur sait déjà ce qu'il veut cuisiner.
Partir du supermarché et du budget. L'app choisit les repas selon le magasin où l'on fait ses courses, le budget de la semaine et ce qui reste dans le frigo. C'est le pari de mise, Potto et TapCook, les trois apps de menus sorties en 2026 qui rapportent le plus. Il répond à la question du dimanche soir : « qu'est-ce qu'on mange cette semaine, et combien ça va coûter ? ».
Partir de la nutrition. L'app construit les repas autour de calories, de macros ou d'un régime, comme Eat This Much ou Glow. Elle entre alors en concurrence avec les apps de calories, un marché bien plus disputé.
Partir de la séance de cuisine. L'app organise une seule séance de cuisine pour toute la semaine : c'est le batch cooking. En France, Basta Batchcooking, sortie en octobre 2025, s'est fait une place avec ce format.
Quels sont les chiffres clés des apps de menus ?
Selon les estimations Victoire de septembre 2026 (revenu brut mensuel, monde, arrondi) :
Sur les 20 apps de menus sorties depuis janvier 2024 avec au moins 100 avis aux États-Unis, 10 rapportent moins de 5 000 $ par mois, 4 entre 5 000 et 50 000 $, et 6 plus de 50 000 $. 30 % dépassent donc 50 000 $, ce qui est beaucoup pour un créneau réputé saturé ; mais la moitié ne gagne presque rien.
L'app de menus mise rapporte environ 400 000 $ par mois en septembre 2026, moins de quatre mois après sa sortie, contre environ 300 000 $ en août. C'est le 5e revenu de la catégorie Food & Drink dans le monde, derrière ReciMe, Cookpad, Cookidoo et Tabelog.
Sur l'App Store américain, mise est n° 1 sur la recherche « meal planner », devant Mealime (54 105 avis) et ReciMe (plus de 300 000 avis), avec 3 125 avis. Elle est aussi n° 1 sur cette recherche au Royaume-Uni. Son nom complet, « mise - meal planner », contient la requête exacte.
Basta Batchcooking, l'app de batch cooking lancée en France par la créatrice culinaire Roro Cuistot, rapporte environ 60 000 $ par mois avec 1 446 avis en France.
Ollie, une app de menus par IA qui a levé 7,5 M$, reste sous 5 000 $ par mois sur l'App Store selon nos estimations.
Mealime, l'une des plus anciennes apps de menus, sera arrêtée le 21 octobre 2026, selon l'annonce publiée sur son site.
Comment mise est passée de zéro à 400 000 $ par mois ?
mise est une app de menus de la semaine sortie le 10 juin 2026. Elle construit les repas autour des supermarchés choisis, du budget, de l'objectif calorique et des ingrédients déjà à la maison, puis établit la liste de courses. Elle est éditée par TEGS Labs Ltd. Cette société britannique, immatriculée le 24 février 2026, compte deux dirigeants, Gregory Taylor et Charles Pope, d'après le registre Companies House. Les dirigeants n'ont publié ni levée de fonds, ni interview, ni chiffre de revenu. Son parcours tient en quatre étapes.
Un angle très local. Le premier site de l'app, une page GitHub, la présentait pour « Aldi, Lidl, Tesco, and other UK supermarkets ». L'app ne promet pas des milliers de recettes : elle promet un menu qui tient compte du magasin où l'on fait ses courses. L'angle est étroit, mais il parle à chaque foyer qui fait ses courses dans une enseigne précise.
La requête dans le nom. Le nom complet de l'app est « mise - meal planner ». Sur l'App Store américain, la recherche « meal planner » a une difficulté de 69 sur 100 : les dix premières apps ont un âge médian de 7 ans et une médiane de 9 096 avis. mise y est pourtant n° 1. Sur les 30 derniers jours, elle a gagné 1 780 avis aux États-Unis, contre 103 pour Mealime.
TikTok, avec des comptes de créateurs. C'est son seul canal d'acquisition visible. Plusieurs comptes TikTok portent le nom de l'app, comme « Mise Meal Planner » et « Mise Food Planner », et une partie des vidéos est marquée « AD » ou #misepartner, ce qui signale des partenariats payés. La vidéo la plus vue de ces comptes dépasse 8 millions de lectures.
L'ouverture à d'autres pays. Fin juillet 2026, une mise à jour ajoute de nouvelles langues à l'app, et son site actuel, misemealplanner.com, s'adresse aux consommateurs américains. Les États-Unis représentent aujourd'hui 46 % des 6 736 avis de l'app, l'Allemagne en compte 997 sous le nom « mise – Essensplaner », et mise est n° 1 du classement des revenus Food & Drink au Royaume-Uni au 9 octobre 2026, comme presque chaque jour depuis le 24 septembre.
Deux autres apps de menus sorties en juin et juillet 2026 suivent le même chemin :
| App | Ce qu'elle fait autrement | Sortie | Avis aux États-Unis | Revenu estimé par mois | Ce que ça apprend |
|---|---|---|---|---|---|
| mise | menus selon le supermarché, le budget et le frigo | juin 2026 | 3 125 | ≈ 400 k$ (≈ 300 k$ en août) | la requête exacte dans le nom |
| Potto | même idée, plus une recette tirée d'une photo du frigo | juin 2026 | 2 180 | ≈ 200 k$ (≈ 100 k$ en août) | un bon angle est copié en quelques jours |
| TapCook | liste de courses chiffrée aux prix du magasin choisi | juillet 2026 | 2 835 | ≈ 90 k$ (≈ 6 k$ en août) | se recentrer sur l'angle qui marche paie vite |
Ce qui peut casser. Le modèle de mise repose sur des comptes de créateurs qu'elle ne possède pas, sur un angle que Potto a repris deux jours après sa sortie, et sur des listes d'enseignes à tenir à jour pays par pays. Sans levée de fonds annoncée, l'app dépend de la rentabilité de chaque vidéo. Les risques détaillés plus bas s'appliquent d'abord à elle.
Combien d'apps de menus réussissent vraiment ?
Pour mesurer le créneau plutôt que raconter ses gagnants, nous avons compté toutes les apps dont le titre contient « meal plan », « meal planner », « meal planning », « meal prep » ou une expression proche, sorties depuis le 1er janvier 2024 et comptant au moins 100 avis aux États-Unis. Elles sont 20, et voici leur revenu estimé de septembre 2026 :
| Revenu estimé par mois | Apps | Part |
|---|---|---|
| moins de 5 000 $ | 10 | 50 % |
| de 5 000 à 50 000 $ | 4 | 20 % |
| plus de 50 000 $ | 6 | 30 % |
Les six apps au-dessus de 50 000 $ sont mise, Mob, Potto, TapCook, Eatr et CookGo. Parmi les dix qui restent sous 5 000 $, six visent un régime ou un public étroit : cétogène, protéines, perte de poids, nutrition, sport, enfants. L'exemple le plus parlant est Ollie, une app de menus par IA pour les familles. Elle a été couverte par le Washington Post en août 2025, revendique sur son site plus de 90 000 familles et a levé 7,5 M$ dans un tour mené par Khosla Ventures, annoncé en septembre 2026. Nous l'estimons pourtant sous 5 000 $ par mois sur l'App Store, avec 938 avis aux États-Unis ; une partie de son service passe aussi par SMS, hors App Store, ce que cette estimation ne mesure pas.
- 1mise - meal planner≈ 400 k$sortie : juin 2026
- 2Mob≈ 200 k$sortie : septembre 2024
- 3Potto≈ 200 k$sortie : juin 2026
- 4TapCook≈ 90 k$sortie : juillet 2026
- 5Eatr≈ 80 k$sortie : avril 2024
- 6CookGo≈ 60 k$sortie : avril 2025
- 7Glow≈ 20 k$sortie : juillet 2025
- 8NeatEat≈ 20 k$sortie : juillet 2026
Combien coûte un abonné ? Le calcul avant de coder
Une app de menus se décide sur trois chiffres : le prix, la conversion et le coût d'un essai. Les ordres de grandeur publics :
Prix. Sur l'App Store américain, mise propose un essai de 3 jours, puis des formules annuelles de 19,99 $ à 59,99 $ et un abonnement mensuel à 9,99 $ ; sa fiche annonce aussi une formule à la semaine. TapCook vend 9,99 $ par mois ou 29,99 $ par an. En France, Basta affiche 9,99 € par mois sur son site. Plusieurs prix annuels coexistent souvent sur la même fiche, ce qui laisse penser que ces apps testent leurs prix.
Conversion. Selon le rapport 2026 de RevenueCat sur plus de 115 000 apps, la catégorie Santé et forme, la plus proche des apps de menus, convertit en médiane 37,7 % de ses essais gratuits en abonnements payants, et 2,9 % de ses téléchargements en payants sous 35 jours. Le même rapport donne 25,5 % de conversion médiane pour un essai de 4 jours ou moins, contre 37,4 % pour un essai de 5 à 9 jours.
Renouvellement. Toujours selon RevenueCat, tous secteurs confondus, les formules annuelles se renouvellent à 83,4 %, contre 18,7 % pour les formules à la semaine. Pour un besoin qui revient chaque semaine, l'annuel est la formule à pousser.
Commission d'Apple. Le Small Business Program ramène la commission de 30 % à 15 % si vos revenus de l'année civile précédente sont sous un million de dollars. Inscrivez-vous avant la première vente : votre part de chaque paiement passe de 70 % à 85 %.
Le calcul qui en sort : un abonné coûte le prix d'un essai divisé par la part d'essais convertis. Exemple, pas une moyenne mesurée : à 4 $ l'essai et un essai sur trois converti, un abonné coûte 12 $. Sur une formule annuelle à 29,99 $, il vous reste 25,49 $ après une commission de 15 % : l'abonné est rentable dès le premier paiement. Si, après deux semaines de tests, un abonné coûte plus de la moitié du premier paiement net, changez d'accroche vidéo ou d'angle avant d'augmenter le budget.
Comment créer une app de menus en 6 étapes
Pour créer une app de menus qui rapporte : choisissez un angle concret que les apps installées couvrent mal, mettez la requête exacte dans le nom, construisez le générateur de menus et l'écran d'abonnement en quelques semaines, et préparez la distribution avant d'écrire du code.
Choisir l'angle, pas la recette. Supermarché et budget, batch cooking, famille avec enfants : l'angle doit tenir en une phrase (« les menus de la semaine pour faire ses courses chez Aldi »). Le comptage plus haut montre que les angles de régime, déjà occupés par les apps de calories, rapportent peu. Lisez les avis à une et deux étoiles de Mealime, ReciMe ou Mob : c'est la liste gratuite de ce que les utilisateurs veulent et n'ont pas.
Choisir la requête et le pays. Sur l'App Store américain, « meal planner » est à 69 sur 100 de difficulté et mise y est n° 1 ; « meal plan » est à 75, et mise n'apparaît pas dans le top 10. Une variante change tout : vérifiez chacune sur la page mots-clés et mettez la plus accessible dans le nom de l'app. La page marchés montre, pays par pays, la part d'apps mal notées et l'élan du créneau.
Construire le générateur, pas une base de recettes. Le cœur du produit est un questionnaire (foyer, budget, magasin, régime, temps de cuisine), un générateur de menus par IA et une liste de courses triée. Pas besoin de 10 000 recettes au départ : mise, Potto et TapCook se vendent sur la semaine planifiée, pas sur la taille du catalogue.
Soigner le parcours d'inscription et l'écran d'abonnement. Faites répondre l'utilisateur à quelques questions, montrez-lui un premier menu personnalisé, puis présentez l'offre. Installez mise et Potto et notez chaque écran jusqu'à l'offre (le paywall) : nombre de questions, moment de l'offre, formules, durée d'essai, formule présélectionnée. Testez ensuite le prix et la durée d'essai dès les premières semaines.
Localiser par enseigne. L'angle supermarché se décline pays par pays : mise est passée des enseignes britanniques à une fiche allemande qui compte 997 avis en Allemagne, et Potto revendique sur son site plus de 70 supermarchés aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie. Chaque pays ajouté demande une liste de magasins et une fiche traduite, pas un nouveau produit.
Écrire le plan de distribution avant de coder. Comptes de créateurs, formats, rythme, budget, et une seule mesure : le coût par essai gratuit. mise, Potto et TapCook s'appuient sur des vidéos de créateurs ; la plus vue de Potto, une publicité publiée peu après la sortie, dépasse 25 millions de lectures. Basta s'appuie sur la communauté de sa fondatrice : si vous en avez une, c'est votre premier canal.
Pourquoi créer une app de menus : 5 avantages
Le besoin revient chaque semaine. Choisir quoi manger et faire les courses ne s'arrête jamais : c'est ce qui rend un abonnement concevable, à condition que le gain de temps se voie dès la première semaine. Au Royaume-Uni, 42 % des adultes disent planifier désormais leurs repas à l'avance pour économiser, selon un sondage YouGov pour Good Food publié en juin 2026.
Les leaders sont anciens. Sur la recherche « meal planner » aux États-Unis, l'âge médian des dix premières apps est de 7 ans. Plusieurs ont été pensées avant l'IA générative, autour d'une base de recettes fixe. Une app qui génère un menu en quelques secondes selon le magasin et le frigo répond à une attente que leurs fiches ne mettent pas en avant.
Une place se libère. Mealime, n° 2 sur « meal planner » aux États-Unis avec 54 105 avis, sera arrêtée le 21 octobre 2026 et oriente ses utilisateurs vers les apps du groupe de supermarchés Albertsons, qui l'a rachetée en 2021. Ceux qui ne veulent pas les suivre chercheront une autre app de menus, au moment où les nouvelles venues montent.
Le résultat se filme facilement. Un menu de la semaine, une liste de courses et un panier se montrent en quelques secondes, sans démonstration technique. mise, Potto et TapCook ont toutes construit leur lancement sur TikTok : c'est un avantage pour ce créneau, pas une garantie.
Le produit se construit vite. Le cœur d'une app de menus tient en un questionnaire, un appel à une IA et une liste de courses. mise est sortie moins de quatre mois après l'immatriculation de sa société, et la fondatrice de Basta dit avoir investi plus de 50 000 € pour créer l'app. L'essentiel du budget va ensuite à la distribution.
Quels sont les risques de créer une app de menus ?
Les copies arrivent en quelques jours
Un angle qui se voit sur TikTok est repris en quelques jours. Potto est sortie deux jours après mise, sur la même idée ; TapCook et NeatEat se sont placées sur le même terrain en juillet. Ce qui protège un peu : une base d'enseignes et de prix longue à refaire, une marque ou une personne que le public suit déjà, l'avance prise sur les avis, et la présence dans plusieurs pays avant les copies.
Que disent les règles d'Apple sur les apps copiées ?
Les règles de l'App Store interdisent de simplement copier la dernière app populaire (règle 4.1) et visent le spam, c'est-à-dire les apps qui en dupliquent d'autres et les éditeurs qui publient plusieurs variantes d'une même app (règle 4.3). Une app de menus de plus, avec le même questionnaire, le même nom générique et les mêmes captures, s'expose à un refus. Il faut une vraie différence d'angle, un nom et une icône propres, et une explication claire dans les notes pour l'équipe de revue.
Les prix des supermarchés engagent l'app
Une app qui chiffre la liste de courses promet un montant. TapCook précise sur son site qu'elle s'appuie sur des prix habituels, hors promotions, alors que la légende d'une vidéo de créateur parle de produits en promotion : la vidéo promet plus que l'app. Un écart entre le prix affiché et le ticket de caisse expose à des avis à une étoile. Dites clairement d'où viennent les prix et à quelle date ils ont été relevés.
Une grande app ou une enseigne peut rendre la fonction gratuite
Mealime a été rachetée par un groupe de supermarchés en 2021, a rendu son offre Pro gratuite le 2 septembre 2026 et sera arrêtée le 21 octobre 2026. En France, Jow, qui compte 47 380 avis sur l'App Store, se rémunère surtout par des commissions versées par les enseignes partenaires et par des collaborations avec les marques, ce qui lui permet d'être gratuite pour l'utilisateur. Une enseigne ou une app financée qui offre les menus rend un abonnement plus difficile à vendre : votre angle doit apporter autre chose que la liste.
Les vidéos payées doivent être signalées
Une vidéo payée qui ne dit pas qu'elle l'est reste une pratique commerciale trompeuse, même publiée par un compte de la marque. En France, la loi du 9 juin 2023 exige la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », et l'annonceur est solidairement responsable avec le créateur ; aux États-Unis, la FTC impose de signaler clairement tout lien commercial, et au Royaume-Uni l'ASA demande la mention « Ad ». Prévoyez la mention dans le contrat de chaque créateur et vérifiez-la sur chaque vidéo.
Un essai court et des prix multiples se paient
Un essai court convertit moins : selon RevenueCat, 25,5 % des essais de 4 jours ou moins deviennent payants en médiane, contre 37,4 % pour un essai de 5 à 9 jours. Plusieurs prix annuels en même temps exposent en plus aux notes qui citent le prix et aux demandes de remboursement. Les règles de l'App Store imposent de dire clairement ce que l'utilisateur obtient pour le prix et quand il sera facturé. Affichez le prix réel avant l'essai et envoyez un rappel avant sa fin.
Le financement ne remplace pas la distribution
Dans ce créneau, l'exemple d'Ollie montre qu'un financement ne suffit pas : 7,5 M$ levés et plus de 90 000 familles revendiquées, mais une app que nous estimons sous 5 000 $ par mois sur l'App Store (son service par SMS mis à part), quand mise, sans levée annoncée, dépasse 400 000 $. Un budget qui part dans des fonctions plutôt que dans des tests de vidéos rejoint la moitié du tableau sous 5 000 $.
Reste-t-il de la place en France ?
Oui. Le marché français a déjà un gagnant récent : Basta Batchcooking, sortie le 2 octobre 2025, rapporte environ 60 000 $ par mois en septembre 2026 avec 1 446 avis en France. L'app a été lancée par Aurore Ghigliano, la créatrice culinaire connue sous le nom de Roro Cuistot, suivie par environ un million de personnes sur les réseaux sociaux ; sa newsletter de batch cooking, qui compte plus de 76 000 abonnés, est devenue l'app. C'est l'autre façon de gagner dans ce créneau : arriver avec son propre public. En face, mise ne compte que 80 avis en France, et aucune app de menus centrée sur le supermarché et le budget n'y domine.
| App | Ce qu'elle fait | Sortie | Avis en France | Revenu mondial estimé par mois |
|---|---|---|---|---|
| Basta Batchcooking | une séance de cuisine pour toute la semaine | oct. 2025 | 1 446 | ≈ 60 k$ |
| Jow | recettes, menus et courses en ligne | mars 2018 | 47 380 | ≈ 40 k$ |
| mise | menus selon le supermarché et le budget | juin 2026 | 80 | ≈ 400 k$ |
Les recherches françaises sont aussi bien moins disputées que leurs équivalents américains. En France, « menu de la semaine » est à 43 sur 100 de difficulté, avec une médiane de 613 avis dans le top 10 ; « planificateur de repas » est à 38, et une seule des dix premières apps porte l'expression dans son titre ; « batch cooking » est à 29, avec une médiane de 46 avis et Basta en tête. De nouvelles apps françaises s'y placent déjà : Yuma, sortie à la mi-septembre 2026, est 5e sur « menu de la semaine » avec 102 avis. À comparer avec les 69 sur 100 de « meal planner » aux États-Unis.
Questions fréquentes
Combien rapporte une app de menus de la semaine ?
Cela va de presque rien à plusieurs centaines de milliers de dollars par mois. Sur les 20 apps de menus sorties depuis 2024 avec au moins 100 avis aux États-Unis, 10 rapportent moins de 5 000 $ par mois et 6 plus de 50 000 $, selon les estimations Victoire de septembre 2026. La meilleure, mise, rapporte environ 400 000 $ par mois moins de quatre mois après sa sortie.
Qui a créé l'app mise ?
mise est éditée par TEGS Labs Ltd, une société britannique immatriculée le 24 février 2026, dont les dirigeants sont Gregory Taylor et Charles Pope, d'après le registre Companies House. L'app est sortie le 10 juin 2026. Les dirigeants n'ont publié ni levée de fonds, ni interview, ni chiffre de revenu.
Le créneau des apps de menus est-il saturé ?
Il est ancien, pas fermé. Les dix premières apps sur « meal planner » aux États-Unis ont un âge médian de 7 ans, et pourtant mise, sortie en juin 2026, y est n° 1. Ce qui est encombré, ce sont les angles régime et nutrition, où la plupart des nouvelles apps restent sous 5 000 $ par mois.
Quelle différence entre une app de menus et une app de recettes ?
Une app de recettes aide à trouver et ranger des plats ; l'utilisateur décide lui-même quoi cuisiner. Une app de menus décide à sa place pour toute la semaine, selon son budget, son magasin ou son régime, et produit la liste de courses. Les apps qui gagnent en 2026 vendent cette décision, pas un catalogue de recettes.
Combien coûte la création d'une app de menus ?
Le développement coûte peu à côté de la distribution. La fondatrice de Basta dit avoir investi plus de 50 000 € pour créer l'app. Une app développée seul, avec un générateur de menus par IA, coûte surtout du temps et quelques dizaines de dollars par mois de serveur et d'IA ; le vrai budget va aux créateurs de vidéos et à la publicité.
Faut-il viser les États-Unis ou la France ?
Les États-Unis paient le plus et concentrent la concurrence : ils représentent 46 % des avis de mise. En France, Basta montre qu'une app locale peut rapporter environ 60 000 $ par mois, les recherches y sont moins disputées, et aucune app de menus centrée sur le supermarché et le budget n'y domine encore. Le bon compromis : un angle qui marche déjà en anglais, adapté aux enseignes françaises, avec des créateurs francophones.
Comment savoir si une app de menus rapporte vraiment ?
Apple ne publie pas les revenus des apps. Victoire donne une estimation mensuelle arrondie sur chaque fiche ; à défaut, regardez les avis par pays et leur rythme, la fréquence des mises à jour et la présence dans les classements des revenus. Méfiez-vous des chiffres d'utilisateurs : Ollie revendique plus de 90 000 familles et reste sous 5 000 $ par mois sur l'App Store selon nos estimations.



